Première assemblée extraordinaire de SVSoins

La Société Vaudoise de Soins a tenu son assemblée extraordinaire le 10 février 2026 à l’auditoire Mathias Mayor du CHUV.

L’arrêté du 3 décembre 2025 du Conseil d’État vaudois a été largement discuté et analysé en détail avec les membres et les soutiens de la Société Vaudoise de Soins.

Des membres issus de tous horizons étaient représentés : infirmières indépendantes somaticiennes, infirmières indépendantes en psychiatrie, professionnels du CHUV, cabinets de groupe ainsi que des associations de soins à domicile regroupant des infirmières et infirmiers indépendants.

Les membres soutiennent pleinement les démarches de la Société Vaudoise de Soins, laquelle est déterminée à mener à bien la procédure de recours contre l'arrêté du 3 décembre 2025 du Conseil d’État.

Chères membres, Chers membres,

Nous souhaitons vous informer avec clarté de la situation actuelle concernant le recours déposé par la Société Vaudoise de Soins ainsi que des communications récentes que nous avons vues circuler, émanant de personnes ou d’associations qui ne nous ont pas consultés.

À ce stade, aucune autre entité que la Société Vaudoise de Soins ne dispose de la légitimité pour engager, le cas échéant, des négociations avec la Direction Générale de la Santé dans le cadre de notre recours contre l’arrêté du 3 décembre du Conseil d’État actuellement pendant.

En effet, notre association est seule dépositaire de ce recours. Ce recours est désormais entre les mains de la justice et nous sommes dans l’attente de la décision de la Cour constitutionnelle.

Nous vous informons également que la Direction Générale de la Santé a sollicité un délai supplémentaire auprès du Tribunal cantonal afin de produire les travaux préparatoires et de se déterminer sur notre recours. Ce délai lui a été accordé jusqu’au 27 février 2026.

Dans ce contexte, le temps des négociations n’est pas encore venu. Il est essentiel de laisser la justice accomplir son travail et d’attendre que la Cour Constitutionnelle se prononce.

Se présenter auprès de la Direction Générale de la Santé pour entamer des discussions sans concertation avec la Société Vaudoise de Soins, alors même que l’affaire est pendante devant la justice, relève d’une démarche inopportune. Une telle initiative peut fragiliser le recours que nous défendons avec détermination et desservir les infirmières et les infirmiers vaudois.

Engager des négociations alors que l’instruction n’est pas achevée et que le dossier est en cours de constitution à la demande de la Cour Constitutionnelle est contre-productif. De telles démarches, menées sans coordination avec la Société Vaudoise de Soins, risquent d’introduire de la confusion et de créer des divisions au sein de la profession.

L’heure n’est ni aux négociations improvisées ni à la dispersion des efforts. Elle est à la rigueur juridique, à la cohérence stratégique et à la solidarité.

La Société Vaudoise de Soins demeure ferme dans sa position : l’arrêté contesté doit être refusé dans sa totalité. Aucune négociation ne peut intervenir tant que la Cour constitutionnelle ne s’est pas prononcée.

Il est indispensable de ne pas compromettre une démarche sérieuse et déterminante que nous avons engagée dans l’intérêt des infirmières et des infirmiers vaudois-es.

Nous appelons au respect de la procédure juridique en cours et à faire preuve d’unité et de responsabilité. La Société Vaudoise de Soins défend ce dossier avec force et détermination, à la hauteur des enjeux pour notre profession.

Nous vous remercions, toutes et tous, pour votre confiance et votre soutien.

Avec nos salutations engagées.